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Welcome



Alors voilà, vous êtes ici sur un blog, où je posterais mes écrits, où je vais partager une de mes passions.

Car écrire n'est pas une envie, c'est un besoin.

Je ne dirai rien sur moi.

Parce que si vous êtes là c'est pour me lire, donc toute mes infos ne vous concerne pas =)

Merci d'avance, et je vous souhaite bienvenue dans mon monde...



Ayuma-sun

# Posté le samedi 09 février 2008 05:07

Modifié le lundi 23 juin 2008 18:49

Et on les déteste tous. Un par un. Chacun était coupable.

Et on les déteste tous. Un par un. Chacun était coupable.
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364 jours. 364 jours que je me couche chaque soir dans un lit aux draps rugueux, aux barres rouillés, et au sommier grinçant. 364 jours que je traverse à chaque repas cette cantine bruyante aux murs bleu ciel et écaillés, sous des regards aussi haineux que le mien, devant ces criminels aussi imparfaits que moi. 364 jours que je côtoie uniquement des hommes, la plupart bien plus virils que mon corps chétif mais personne ne m'a encore rien qu'une fois marcher sur les pieds, et fort heureusement pour leur compte.

Ma couverture charnelle si fine cachait pourtant bien l'âme de dégueulasse qui habitait mon corps, au point d'en duper des millions comme j'avais sus le faire tellement bien à l'époque. Un coup d'½il charmeur et ça leur suffisaient pour que jamais il ne voie le monstre naissant en moi pour grandir.

Aucun homme ne m'attirait ici, et nombreux avaient-ils été à tenter de me séduire, juste parce qu'ils étaient en manque perpétuel de sexe et que j'étais de loin le plus désirable, plaisant et séduisant de ce bâtiment. Mais je les préférais avec moins de muscles, imberbes, et nettement plus novices.

Personne ne m'avait encore rendu visite, cependant, alors qu'ils m'aimaient tellement auparavant. Mais je m'en portais bien, vraiment bien, je n'avais plus besoin d'eux, et ici en solitaire je pouvais régner sur mon propre monde sans être dérangé. Bien qu'il manquait de quoi assouvir mes soifs, si immenses qu'elles m'avaient conduites ici sans leur abreuvage.
Les psychologues avaient jugé mes actes de maladie mentale, perturbant mon comportement et ma pensée au point d'être nuisant et me troubler intérieurement, mais ce n'était rien de cela. Plus tard j'avais entendu parler de borderline, ceci voulant dire que je réussissais à paraître normal malgré mon système de représentation mentale totalement défaillant. Et malgré ça, qu'ils l'appellent maladie ou non, mes proches ne me pardonnaient pas. Ou alors ne le montraient pas. Mais à vrai dire, c'était sans importance à mes yeux, peu m'importait leur jugement ou leur point de vue, je connaissais mes raisons et je savais que j'étais loin d'être mentalement atteint. Je n'étais peut-être pas tout à fait normal, prenant en compte le fait que ma vie avait basculé dans le rêve, la richesse, et la gloire, nous forçant à voir en grand et devenir autoritaire, intolérant, absolu, et désireux de toujours plus de luxe ; mais qui avait changé ainsi ma vie ? Certainement pas moi, mais bien eux. Ils étaient, chacun, responsables du pseudo mal que j'avais causé.

Je n'avais pourtant pas volé, détruit, torturé ni tué quelqu'un. J'étais trop gentil pour faire de telles cruautés, et mon seul crime avait été d'aimer des êtres qu'il ne faut pas, d'avoir touché les mauvais corps. Comment pouvais-je le savoir ? C'était les seuls qui me restaient accessibles. Privé du contact extérieur, je m'étais rabattu sur les seuls qui me restaient et que je pouvais voir sans qu'ils souffrent après ou parlent partout de moi. Les seuls qui ne se vantaient pas d'avoir passé un moment intime avec le célèbre Bill Kaulitz.

Et aujourd'hui, après 364 jours sans visites, on m'a annoncé à l'aube que mon frère venait, alors que j'étais assis sur un banc en ferraille défoncé de la cour. J'ai d'abord cru à une mauvaise blague avant l'anniversaire de mon emprisonnement, puis j'ai rit, ce que j'ai pu rire, à m'en défoncer les abdos comme ça ne m'était pas arrivé depuis des mois. Les hommes alentours s'étaient retournés et n'avaient pas compris. Moi non plus, mais l'ironie était si prononcé que c'était parti tout seul, d'un déclic, et nerveusement.
Après m'être calmé, j'ai gagné ma cellule et j'ai vu mon compagnon de geôle allongé sur son lit, les bras en oreiller et fixant d'un air rêveur la lueur à travers les barres de la fenêtre : le jour, l'extérieur, la liberté, l'air frais d'où émane le parfum des fleurs et non l'effluve de boue de la cour. Moi aussi à mon arrivée, c'est ça que je regardais. Et vu qu'il était là depuis une semaine, je comprenais son geste.
Au début on croit sortir, et quand on regarde finalement devant, on réalise que c'est dix ans qui nous attendent, et qu'on ne va pas les passer à regarder des barreaux oxydés. Je n'avais pas encore eu l'occasion de lui demander pourquoi il était là, et combien de temps restera t-il, ou autant dire partagera t-il ma cellule. Il n'était pas très bavard, et je le laissais assimiler le fait qu'il croupira ici quoi qu'il se passe.
Je suis monté dans mon lit, c'était des superposés, et par habitude depuis que j'étais gamin avec Tom, j'avais pris celui du dessus. On ne remplace pas une équipe qui gagne dira t-on. J'avais avant de grimper la petite échelle, épousseté mes vêtements pour en extraire la poussière granuleuse provoquée par la terre du dehors.
Et je me suis allongé comme mon ami, attendant l'heure où l'on viendrait me chercher pour me conduire dans un endroit que je n'avais pas encore eu l'occasion d'explorer. Je l'entendit soupirer sous moi, et tout en regardant le plafond blanc et sale, j'ouvrais la bouche pour faire la conversation.

« -Ca va mec ? » Avais-je demandé d'un ton qui se voulait amical.

Sa réponse fut brève, malgré l'hésitation qui s'en était précédé. C'était positif, donc je pouvais me mettre à mon inspection de nouveau camarade, ne regrettant pas l'ancien.

« -Je regardais la sortie, moi aussi, » ais-je ensuite confessé comme un secret bien caché.

J'avais d'ailleurs presque chuchoté. Mais il n'avait pas répondu. Je me tournais sur le ventre, et tint ma tête en la calant sur mes paumes, tenu sur mes coudes, et je partageais avec lui la vision de la belle issue dressé en hauteur, histoire de nous narguer un peu plus.

« -Tu restes là longtemps, toi ? »

Cette fois, c'est lui qui avait pris la parole. Sa voix trahissait son absence et je devinais un air pensif sur son visage, peut-être réfléchissait-il à sa propre peine, et comme moi il voulait savoir si ce sera partagé avec moi ou un autre. Il était assez jeune, et je supposais qu'il n'eut pas du faire d'énormes conneries.

« -Encore neuf ans. »

Pendant une seconde, je doutais de ce que j'allai dire.

« -Et toi ?
-Huit ans. »

C'était clair. Je souriais faiblement, de une parce que je le préférais sans le connaître à beaucoup d'autres ici, et que si il n'avait pris que huit ans, il ne pouvait pas être très méchant. Ma dernière année se terminerait avec un autre, cependant.

« -T'es là pour quoi ? »

C'était lui qui avait posé la question, et cela m'irrita à peine. Il demandait toujours ce que j'avais prévu, et bien que d'un point ça m'arrangeait, d'un autre je refusait de perdre le contrôle de la situation et qu'on me vole le rôle.

« -Et toi ? »

Je ne voulais pas répondre, il n'avait qu'à bien se tenir. Et c'était lui le dernier arrivé, alors il obéissait avant d'en demander un peu trop. C'était comme ça ici.
J'entendit un mouvement imperceptible en dessous et devinait qu'il changeait de position avant de voir son visage juste à côté de moi et de sursauter doucement.

« Tu veux pas le dire ? » Demanda t-il d'un ton joueur.

Je n'avais pas envie de jouer, et les aises qu'il prenait avec moi ne me plaisaient pas. Je me redressai pour m'asseoir et mes yeux affrontèrent les siens, mes sourcils légèrement froncés, plissant de peu mon front.

« -Plus tard. Tu viens chez moi, donc tu m'en donnes les raisons.
-C'est pas chez toi, » contra t-il sur un air de défi.
« -J'étais là quand t'es arrivé.
-Peut-être. » Il haussa les épaules. « Peu importe. Je suis là pour meurtre. »

Sa réponse s'accompagna d'un petit sourire et l'air me manqua le temps bref d'une inspiration. Je n'aimais pas les meurtriers, et sa façon de me lorgner en prenant le dessus me déstabilisa. Ou alors il mentait, je ne savais pas. Et peut-être qu'il prit ma réaction pour de la peur, car je perçus le son d'un gloussement, ce qui me fit reporter le regard sur lui en reprenant la maîtrise de la situation. Je souris aussi, et entrait dans son jeu, factice ou pas.

« -On risque de bien s'entendre alors, » lançais-je avec orgueil avant d'entendre taper quelques coups dans les barreaux.

Je tournais la tête et eut juste le temps de voir son sourire s'agrandir d'une façon machiavélique alors qu'un des gardiens était devant la porte qu'il déverrouillait.

« -Allez la chanteuse, il y a de la visite, » beugla t-il en souriant d'une manière que je qualifiais de perverse.

Mes yeux noircirent et mes poings se serrèrent, je détestais cela. Et si ce n'était pas un gardien, depuis un moment je me serais vengé. Je sautais de mon lit et remontais mon col en place avant de m'approcher de lui et de tendre gentiment les poignets, comme ferait un chien qui attendrait sa laisse pour sortir, sans broncher. Le métal froid des menottes entoura chacun de mes poignets avant de se fermer d'un clic, et je rabaissais les mains. L'effet me fit presque penser à celui de mes bracelets de l'époque, et ça m'amusait un peu. Je secouai doucement la tête pour oublier ça avant de le suivre à travers les couloirs sous les regards de tous les autres tolars.

Et de nouveau, je ne sus plus que faire. J'entendais mes pieds claquer contre le béton, voyait le gras maton devant moi, ses cheveux bruns et épais luisant sur son crâne, enduit de gel, et sa nuque dégagé large, dont la peau créait des bourrelets à chacun de ses pas. J'entendais les gars autour de moi parler, crier, rire. Et le sang ne fit qu'un tour dans mon corps avant que je me redresse, mon dos précédemment courbé, pour reprendre de la hauteur. Je dépassais mon guide de plusieurs centimètres et je souris. Ce n'est pas parce que j'allais voir mon putain de frère que je devais me rabaisser. Je resterai fier, quoi qu'il se passe. Je serai dur, sincère, et peut-être même arrogant.

Une épaisse porte se dressa devant nous, haute et imperturbable, solide, fraîche et sombre, comme moi. Il m'intima de m'éloigner un peu de lui avant de sortir un passe accroché solidement à sa ceinture et de le glisser dans une fente adjacente à la lourde porte qui eut un déclic avant de coulisser pour nous laisser le passage. A l'intérieur c'était bien plus lumineux, je n'y étais pas aller précédemment. Plusieurs prisonniers étaient faces à des petites vitres munis de grillages, parlant avec des gens de l'autre côté, les regardant. Une douce vitre qui séparait deux mondes opposés ou bien distincts. Il y avait tous les sentiments qui se mélangeaient dans cette pièce, ça regorgeait de vie, avec une once de mort. Des sourires, des larmes, des grimaces. Des c½urs s'accélérant d'amour, de peur, de crainte, de surprise ou de bonheur. Des annonces, des nouvelles, des embrouilles, des complots. Des regards profonds, perdus, amoureux, amicaux, tristes, heureux, confus, certains, confiants. C'était une jolie pièce, avec deux grandes fenêtres et une vue sur la ville, s'étendant magnifiquement, avec même la mer qui s'échouait éperdument de l'autre côté.
Je levai les yeux et cherchait mon visiteur, alors qu'il me sauta directement aux yeux. Debout et raide de l'autre côté d'un bureau vide, son regard fixé sur moi. Et ce fut le seul dans cette salle auquel je n'aurai pu donner aucun nom ou adjectif pour définir les deux yeux qui me fixaient. Je déglutit, et sourit, pas parce que j'étais content de le voir, mais parce qu'on m'attendait, parce qu'on avait fait le déplacement pour moi. Parce que c'était lui à mes pieds, et c'est avec ce sourire de dédain que je m'avançai pour aller m'asseoir sans le lâcher du regard.

A présent, on pouvait s'affronter, entre hommes, entre frères, entre jumeaux. Et je gagnerai le match.


# Posté le samedi 24 mai 2008 15:29

Modifié le samedi 12 juillet 2008 09:52

Changement

Changement
Je change de blog, je déménage ici
J'y rassemblerais tous mes os et la suite de cette fic, mais il n'y a pas tout pour l'instant.
Le système de com marche toujours pareil, alors n'hésitez pas à commenter sur l'autre blog =D
Je vous aime !
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# Posté le mardi 12 août 2008 15:45

Modifié le mercredi 10 septembre 2008 14:29